Les besoins primaires de l’enfant en Post-Partum

Même si ces 3 besoins semblent « basiques » au premier abord, prenons le temps d’observer de quelle manière bébé les manifeste afin que les jeunes parents puissent y répondre le plus efficacement possible.

Effectivement, si ces besoins étaient spontanément et continuellement remplis in utero, bébé trouvera tout aussi naturellement une manière de les exprimer dès la naissance : notamment par les expressions faciales et bien entendu les pleurs.

Souvent source de tourments pour les jeunes parents, qui ont parfois du mal à les décrypter, il est possible de rendre l’expérience des pleurs de bébé plus « supportable » pour lui en l’accompagnant avec douceur. Être là et essayer, même dans leur complexité, d’apprendre à connaître les signaux par lesquels bébé exprime ses besoins de base.

 

  • Être nourri

Dans ce cas, bébé peut :

– basculer sa tête sur le côté ou faire des mouvements de « pic vert » vers la poitrine de la personne qui le porte.

– chercher à têter ses poings, son pouce ou sa langue.

– émettre des pleurs ressemblant davantage aux sons [Nèh] et  [Nah] qui expriment respectivement la faim et la soif (cf Langage Dunstan*)

Un petit « test » pour vous assurer qu’il s’agit bien de faim : faites lui têter la pulpe de votre petit doigt (ou bien encore la tétine). Si bébé se calme, il s’agissait sûrement d’un besoin de succion; s’il refuse, l’heure est venue!

L’idéal est de répondre à ce besoin dès les premiers signes annonciateurs, en proposant une tétée ou un biberon, afin d’éviter que les pleurs et la frustration de bébé montent crescendo (ce qui risque d’ailleurs de compromettre la bonne prise d’alimentation par la suite).

Si l’agitation est déjà installée, mieux vaut essayer de l’apaiser en marchant avec votre bébé dans les bras, en le berçant ou en lui chantant des berceuses qui le réconfortent.

 

  • Dormir

Dans ce cas, bébé peut :

– porter les mains à son visage, bailler.

– se frotter les yeux ou avoir les yeux rouges.

– se tirer les oreilles ou les cheveux.

– faire des mouvements désordonnés de la tête, plutôt d’avant en arrière.

– sembler plus apathique ou montrer une perte de tonus.

– avoir tendance à ouvrir la bouche en forme de « ballon de rugby » (un ovale qui s’élargira quasiment jusqu’aux oreilles, plus ou moins visible selon l’enfant)

– bébé exprimera son besoin de sommeil par des pleurs ressemblant aux sons [Aoh] dans le premiers signes, puis [Ouin] dans le cas d’une fatigue qui s’installe. Ce sont de pleurs plus plaintifs que la faim. (cf Langage Dunstan*)

En cas de fatigue, bébé setrouvera apaisé par la succion via le sein, la tétine, ou bien encore votre petit doigt! Accompagnez-le en douceur et selon vos possibilités dans les bras de Morphée.

 

  • Être propre

Souvent moins décelable en fonction de la « tolérance » à l’inconfort de chaque bébé, il pourra néanmoins exprimer ce besoin en :

– se tortillant.

– émettant de petits gémissements.

Veillez à ce que le change se déroule dans une atmosphère calme et un environnement chaud. Si ce moment n’est pas agréable pour votre enfant, vous pouvez placer un mobile au dessus de sa tête afin de capter son attention, ou accompagner ce temps avec des chansons ou des massages.

 

  • En conclusion

Voici quelques pistes d’interprétation de ces besoins de base, sentez vous libre d’utiliser ces outils sans pression et de prendre le temps d’observer et de comprendre votre bébé .

Il n’existe pas de « décodeur » infaillible, l’essentiel est parfois votre simple présence et votre volonté de rassurer votre enfant dans ces situations d’inconfort.

Le temps consolidera votre expérience et vos réponses à ces besoins vous sembleront davantage spontanées et efficaces.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez faire des recherches sur le Langage Dunstan*, une technique de compréhension des pleurs bébé par neufs sons réflexes, développée par un musicienne australienne à l’oreille absolue : Priscilla Dunstan. Ces neufs sons seraient, selon elle, les mêmes chez tous les bébés permettraient aux jeunes parents de disposer d’outils fiables pour traduire leur langage. (Il pleure, que dit-il? Décoder enfin le langage caché des bébés – 2016)

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